Archive de la catégorie ‘Poésies d’ombre et de lumières’

Errance à Travers Paris

Posté le 5 juillet 2013 par jmlpoesie

Descente d’escalier

la ville à mes pieds

en lettres capitales

Les nuages se baladent

en suivant les panneaux

à l’est rien de nouveau

Les grands yeux des enfants

ouverts sur leurs rêves

sont absents de l’instant

Sur le zinc des comptoirs

L’énergie dans le noir

Une passante trébuche

sur ses talons perchés

Le matin vacille fragile

Les longues perspectives

se dissipent trop loin

Mes pas ne résonnent pas

Les trottoirs font des vagues

Le temps éperdu divague

entre la nuit et le jour

Les tours découpent l’horizon

Des passants masqués

leurs visages essoufflés

cherchent le ponton des ports

les encres sympathiques

Mes yeux regardent multiples

des lignes tendues invisibles

les courbes maladroites

Un parfum de passage

soudain l’inspiration éclair

se fige dans un cri…

Trilogie des Maries

Posté le 7 novembre 2008 par jmlpoesie

(En 20 lignes chacunes et sans verbe pour Marie car c’était Jésus le porteur du verbe…)

Marie A 

Coupée tu monde tu vécus 

Dans les rires de soie 

Les colonnes de pierres 

Tu rêvais de jardins enchantés 

De fermes manucurées déjà pasteurisées 

Tes pas à peine touchaient le sol 

Des volutes d’amies et d’amis aussi 

Cramaient autours de l’astre 

L’homme sur les pièces 

Aussi pesant que l’or lourd 

Déployait son amour doux 

Le pire et le meilleur de l’ennui 

Dehors dans le monde ou l’on sue 

La faim grignotait la revanche 

Te voici à l’envers sur la charrette mouillée 

Portant le courage en ultime parure 

La plus belle de toute

Celle qui t’amène tranchée 

Sacrifiée exemplaire enfin 

Dans le ciel des mythes éternels 

Marie C 

Non tu n’étais pas à Hiroshima 

Si j’y étais même bien avant

Je n’ai pas senti la brûlure 

Pas tout de suite dans le tourbillon

L’exaltation de la recherche 

La chimie de l’amour autour 

La lueur dans les yeux de Pierre 

L’oscillation de la matière 

La lente progression radiante 

Je ne l’ai pas sentie je n’ai rien vu 

Tu étais à Hiroshima ! 

Je ne sais pas

J’étais morte déjà 

J’ai eu honte sans doute 

Je me suis perdue dans la ville 

Plané au dessus des ruines  calcinées 

J’ai pris  les enfants brulants 

Je les ai bercés dans mes bras de cendres 

Puis j’ai pleuré  la démence de ma science 

Pour me perdre à jamais dans l’atome 

Marie 

L’odeur des copeaux la sciure 

La nuit à peine le vol d’une plume 

Une sensation un frémissement 

Un frisson un tremblement 

Au réveil une fenêtre ouverte 

Un souffle un battement 

L’évidence au ventre du sourire 

La rumeur les chuchotements 

Une étoile dans le tissu noir 

Deux cris mêlés une offrande 

La douleur l’enchantement 

Une goutte le désert inondé 

Le premier mot toujours maman 

Les yeux levés le firmament 

Un bâton un foulard une foule 

Le verbe le vent la certitude 

La lumière droite dans les yeux 

La masse mélangée le danger 

La main tenue tendue arrachée 

La peur la paix la chaleur 

Errance à Rome

Posté le 20 mars 2008 par jmlpoesie

Errance à Rome

Je me suis bien promené d’abord

J’ai vu les gamines impatientes

Noyées dans la fontaine de Trévise

Leurs T-Shirts maculés collés à la peau

J’ai craché ma pièce seul et ébloui

En hommage aux colosses vomissant

Il m’a fallu m’égarer un peu aussi

Les pieds nus dans les chapelles sans ailes

Des prêtres aux mains bariolées

Mangeaient du pain rance et noir

En me montrant du cou les coupoles

J’ai levé la tête je n’ai rien vu

La première nuit je me suis assis

Au coin de la rue Del Arte je crois

J’ai vu la louve sombre asperger le ciel

Un enfant jouer encore avec du feu

Les sept collines tourner manège

Avant les sirènes et soudain le sommeil

J’étais le premier place St Pierre

Je n’ai pas attendu j’ai eu peur

J’ai couru pour m’échauffer

Les paparazzis m’ont laissé passé

J’ai pris ta main au moment de l’heure

La clameur de l’arène enfin

Avec les chrétiens cramés

Les juifs écartelés les lions tétanisés

Je foule le sable frais éclaboussé

Mes armes à main nues je suis prêt

Dans les cris de la foule je t’aperçois

Un sourire au bord du néant

Je rejoins les victimes et les sacrifices

Il n’y a pas d’autres places libres

Mon sabre s‘enfonce dans la légion

Les fantômes me parlent en latin je suis seul

Au milieu de l’arène tu n’es plus là

Le temps est venu du fleuve

De marcher sur les eaux vers la mer

Oublier les baisers et les massacres

Prendre le bateau pourrir sur le pont

Ouvrir le livre pour les rêves

En attendant Rome

Rome m’attend

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